- Parce que je suis heureuse
- Et alors ?
- Je ne sais écrire quasiment que mon malheur, du moins j'en avais pris l'habitude, le bonheur m'inspire bien peu, je le vis ça me suffit pas besoin de l'écrire il est en moi et il est bien là où il est.
- Quand même tu vas bien écrire un petit truc de temps à autre, ce serait dommage d'arrêter maintenant alors que tu commençais à prendre goût au fait de coucher des mots là où ça venait, quand ça venait.
- Oh mais crois-moi, le malheur est jamais loin, je trouve toujours deux trois phrases à écrire, mais pas assez pour les faire partager au monde entier. Là j'ai juste hâte d'être cet été, fini les premières épreuves du Bac, enfin les vacances, la perspective d'en passer de bonnes voire même de très bonnes, envie de faire des fêtes, de m'amuser, de prendre du bon temps, d'oublier que le lycée conditionne ma vie et qu'il me pose toutes les limites que je voudrais rejetter si ce n'est le fait qu'il me rapproche des gens que j'aime. Et puis voilà, l'envie d'écrire pour aujourd'hui s'arrête là. C'est nul, je sais, tant pis, je ferai mieux la prochaine fois.
